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Entreprendre

J’suis capable.

Le combat interne de l’entreprenariat au féminin

Je viens du Québec et les petits enfants là bas disent ça : j’suis capable ou plutôt “chu” capable avec l’accent 😉 “Viens ici mon petit chou je vais t’aider”. “Nooooooon lâche moi chu capable”. C’est peut-être juste une impression, mais il me semble que pour beaucoup d’entre nous, ce “j’suis capable” se fait plus rare en vieillissant. On a des réponses plus modérées du genre “Je vais essayé, on verra bien” ou “Ha oui je veux bien que tu m’aides, pas sûr d’y arriver seule” ou encore “Alala je ne sais pas comment je vais m’en sortir”. Avez-vous déjà entendu un enfant dire des trucs pareils ? Mais où est passée cette super niaque de notre enfance ?

Et pour se lancer dans un parcours d’entrepreneure, seule de surcroît, il faut avoir confiance en soi. C’est la base de tout. J’ai été entrepreneure pendant longtemps MAIS avec mon ex-mari et on avait bien réussi. Mais je ne m’occupais pas de la gestion, du développement de l’entreprise, du réseautage, de la comptabilité, etc. J’étais en charge de la com’, de la gestion de projet, de la prospection d’une partie de l’activité, de la production des contenus visuelles et rédactionnels, etc. Je le faisais bien mais je ne peux pas dire que je gérais complètement une entreprise. Et, en réalité, avec le recule je me rends compte que je me suis effacée. Car gérer en binôme de A à Z une entreprise ça crée des conflits. Par contre, je vivais en direct le stress de la vie d’entrepreneur parce que je vivais avec le chef d’entreprise. J’étais aux premières loges, avec les moments euphoriques, les moments de paniques et les trop rares moments de stabilité. J’avais l’impression que tout s’obtenait dans un combat perpétuel. J’étais épuisée.

Après mon divorce, première croyance limitante : “je serai incapable de gérer cela toute seule”. Et je n’ai rien conservé de cette activité, si ce n’est mon savoir-faire. Je ne le regrette pas mais cela démontrait l’énoooooorme manque de confiance en moi que je traînais. J’avais la tête en vrac. Il a fallu trois ans de reconstruction, des heures de yoga et de méditation, des montagnes de repos et de temps libre pour me remettre d’aplomb. Je suis passée par la case salariée, 35 heures pile poil, pas trop de stress pour me permettre cette “convalescence” et cet espace nécessaire à la naissance de mon nouveau moi. Alors notez bien les chatons : PARFOIS RALENTIR C’EST PRIMORDIAL POUR ENSUITE REMETTRE LES MOTEURS.

Manque de confiance et sexe féminin

My god… les femmes et la confiance en soi. On a du chemin à faire. Ça bouge dans le bon sens mais quand même ! Je vois qu’autour de moi la majorité des femmes manquent de confiance en elles. C’est terrible et cela a des répercussions gigantesques sur la société. Imaginez le carton de l’espace que l’on ferait si du jour au lendemain, on avait toute confiance en nous. Ce serait une EXPLOSION NUCLÉAIRE d’énergie créatrice et motrice. On serait – enfin – les reines du monde.

Le manque de confiance des femmes provient ÉVIDEMMENT de notre éducation. La plupart des parents ont tendances – bien que cela ne soit pas malveillant – à protéger davantage les petites filles. Et ceci provient ÉVIDEMMENT de la société patriarcale dans laquelle nous évoluons. Et ben ouais. À force de voir des modèles politiques, patronaux, scientifiques, aventuriers de sexe masculin et bien notre inconscient imprime qu’avec un sexe féminin entre les jambes c’est impossible. Alors que c’est bien ÉVIDEMMENT possible. Peut-être différemment, mais possible quand même. Et la façon qu’ont les femmes d’accomplir les choses est tout aussi valable que celle des hommes (si l’on considère qu’il y a une essence féminine pour aborder le monde mais cela fera l’objet d’un autre article :-). Alors armées de peu de modèles pour se projeter et bien il faut travailler plus fort pour s’imaginer en haut de l’affiche et se sentir tout à fait légitime d’y être.

L’art de perdre du temps et la fausse bonne excuse des enfants

Bon Dieu que l’on perd que l’on perd du temps à dire “ha mais je sais pas”, “ha mais tu crois oui, je devrais?”, “pfff non mais c’est quand même pas évident” au lieu de se retrousser les manches, de sublimer cette belle énergie créatrice et l’utiliser pour se concentrer, conquérir, travailler à la concrétisation de nos rêves. Je fais pareil hein, faut pas croire, mais je travaille ardemment pour anéantir cette tendance limitante ! Et de grâce, n’utilisez pas la fausse excuse des enfants et de la charge familiale. “Je ne peux pas m’engager sur un gros projet, j’ai des enfants !”. La majorité des hommes ne s’emmerdent pas avec ce genre de considération. Alors faisons pareil.

Que je sois bien comprise. EVIDEMMENT que nos enfants ont besoin de notre présence. Je suis maman et j’adore passer du temps avec mon louveteau. Mais ÉVIDEMMENT aussi que vos enfants ont besoin d’une mère épanouie qui vit des expériences enrichissantes. Alors si vous aimez votre travail, que vous travaillez beaucoup mais que lorsque vous êtes à la maison vous êtes vraiment là, que vous accordez une attention de pleine conscience à vos enfants, que vous vous intéressez à eux… et ben il n’y a à mon avis aucun problème. Et arrêtez de culpabiliser. Cela ne fera que consommer votre énergie inutilement. Et si votre kiff c’est d’être femme au foyer et que vous êtes heureuse ainsi, et bien faites le à fond sans culpabiliser de ne pas travailler. Vous voyez le truc ? Arrêtons de se culpabiliser sur tout et soyons ce que l’on a envie d’être avec force, gaieté et courage.

Mais donc alors ce projet d’entreprenariat c’est quoi ?

Alors oui tout cela pour dire que j’ai trouvé la confiance en moi et la force de marcher à nouveau sur le chemin de l’entreprenariat… mais cette fois seule. Et ce projet me remplit de joie. Je vous en parle dans un autre article par ici. 🙂 J’espère qu’il vous plaira. Moi je suis à fond !

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